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Besoins en éléments fertilisants de tomate sous abri

En matière d'irrigation fertilisante sur cultures de tomate entreprises en sol et de fertilisation en général, la détermination des apports minéraux est assez complexe car elle dépend d'un certains nombre de facteurs souvent très approximatifs.

Facteurs influençant la variation des besoins nutritifs de la plante


Pour une variété de tomate, les besoins peuvent varier dans de fortes proportions en fonction de différents paramètres, notamment:

a. Les modes de culture: les exportations minérales sont en général plus fortes sous serres chauffées, que sous abris froids.

b. Le paillage du sol par un film transparent augmente les consommations d'azote, de potassium, de phosphore et de magnésium.

c. Les périodes de production.

d. La durée de la culture.

e. La richesse du sol (consommation de luxe pour certains éléments).

f. L'irrigation (efficience du système de micro-irrigation).

g. Les conditions climatiques.

En jours courts et par temps couvert, les besoins en potasse sont plus importants.

La consommation de l'acide phosphorique chez la tomate double lorsque la température du sol passe de 12 à 18°C.

Besoins nutritifs des plantes en fonction du cycle de production


Les besoins en éléments fertilisants de la plante doivent répondre aux exigences des différents stades végétatifs de la culture. D'après des essais scientifiques, quatre périodes caractérisent l'assimilation des différents éléments minéraux.

1ère phase:

De la plantation à la nouaison du premier bouquet où l'assimilation est faible du fait que la production de la matière sèche est significative et que c'est la période d'implantation et de la formation du système racinaire.

2ème phase:

Du début de nouaison du premier bouquet à la formation des 12ème. Cette phase se caractérise par une forte production de la matière sèche. L'assimilation du magnésium et du calcium y est faible, celle de l'azote et du phosphore est forte, et celle du potassium très forte.

3ème phase:

De la formation du dernier bouquet à 85% de la récolte, il y a encore une forte production de la matière sèche, l'assimilation du potassium devient faible, normale pour le phosphore, forte pour l'azote, le calcium et le magnésium.

4ème phase:

80 à 90% de la récolte est effectuée. Il y a un arrêt de fabrication de la matière sèche. L'assimilation devient nulle pour l'azote, faible pour le potassium et le magnésium, normale pour le phosphore et très élevée pour le calcium.

Concernant le fractionnement des apports, il doit répondre à des équilibres bien déterminés selon les stades végétatifs.

Problèmes physiologiques liés aux déséquilibres en éléments fertilisants


Si les équilibres concernant la fertilisation ne sont pas respectés, des perturbations conduisant à certains problèmes physiologiques risquent de se produire et entraîner des répercussions négatives sur le production.

Fruits creux:

Un excès d'azote et une déficience en phosphore entraînent l'apparition des fruits creux.

Nécrose apicale:

Une fumure minérale très riche en potassium avec des teneurs du sol faibles en calcium et en magnésium, entraînent l'apparition de ce phénomène physiologique.

Taches immatures sur fruits:

Des teneurs du sol faibles en potassium et relativement élevées en calcium et en magnésium favorisent l'apparition des taches immatures et l'évolution des collets verts, même diffus en collet jaune.

Concernant ce dernier défaut, notons que l'effet du climat de l'abri et en particulier les températures élevées des fruits, est plus important que celui de l'équilibre entre les éléments.

Quand la transpiration des plantes est faible, par manque d'insolation ou par basses températures et hygrométrie élevée (hiver), le calcium peut migrer en excès dans les fruits et provoquer l'apparition de points jaune doré sous l'épiderme. Ces taches sont dues à des molécules d'oxalate de calcium qui abîment les parois cellulaires.

Notons que le contrôle de la salinité du sol et son maintien à un niveau régulier et assez élevé au voisinage des racines permettent de réduire ce phénomène de taches immatures. Toutefois, signalons que cette salinité ne doit pas être excessive, car elle peut entraîner une réduction du calibre et par conséquent, une baisse de rendement.

La salinité du sol, élément de contrôle, d'une importance capitale, doit se situer entre 0,3 et 0,5 mmhos/cm (extrait aqueux 1/5), et se maintenir à ce dernier niveau, tout au long de la récolte.C'est d'elle en définitive, que dépendra l'importance des apports au cours de culture.

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