Techniques de compostage : en tas, en surface et le mulching

Les techniques de compostage sont multiples et l'agriculteur biologique peut utiliser l'une ou l'autre selon le contexte pédo-claimatique dans lequel il se trouve, son matériel (épandeur) et son système de culture (légumes de plein champs ou maraîchage sous abri serre).

SOMMAIRE

I. Le compostage en tas


Le compostage en tas consiste à faire subir une fermentation aérobie à un mélange de matières organiques (pour obtenir un rapport C/N proche de 10) à fin de les transformer en une masse homogène de structure grumeleuse, riche en humus stable et en microbes.

Cette opération permet une réorganisation de l'azote, du phosphore et du soufre et la disparition quasi complète des éléments simples des matières organiques qui servent de nutriments pour les micro-organismes. Le compostage peut être accéléré par des ferments à base d'extraits des plantes, des bactéries et des enzymes ou encore les préparations à base de silice, de bouse de vache et des plantes.

L'andain de 1,5 m de largeur et deux mètres et demi de longueur, est confectionné à l'ombre et à l'abri des vents, sur un terrain perméable et ameubli en surface. Il est recouvert souvent de paille pour éviter les évaporations et garder le tas à une humidité suffisante pour une bonne activité microbienne. Les constitutions du tas doivent être brassées et aérées si souvent durant toute la durée du compostage qui peut atteindre un an.

Les épandages hivernales entre le labour et les semailles sont les plus bénéfiques sauf dans les terrains où l'accès aux parcelles devient difficile voire impossible en cette saison. Les doses varient entre 20 et 50 tonnes par ha et par an pour le maraîchage, l'arboriculture et la viticulture et environ 10 à 15 t/ha/an pour les cultures céréalières.Haut de page - Magasin bio en ligne

II. Le compostage en surface


Du fumier, des résidus de récolte ou d'autres matières organiques broyées sont épandues en une mince couche sur la terre, le plus souvent au cours de l'automne, quand le sol est libre. Ils sont incorporés aux premiers centimètres du sol par un labour léger ou par une façon superficielle, pour accélérer la phase de décomposition et pour limiter les pertes en azote.

Ce type de compostage est réservé aux sols relativement riche en humus, ayant une bonne activité biologique, servant aux cultures prennes et à la grande culture et se trouvant, de préférence, sous un climat doux et humide.Haut de page - Magasin bio en ligne

III. Le mulching


Le mulching consiste à couvrir le sol par une couche inerte, généralement constituée de résidus de végétaux. Celle ci doit être d'une épaisseur suffisante pour protéger du soleil et du vent, la terre et les êtres vivants.

Cette technique, est praticable surtout en maraîchage, arboriculture et viticulture. Ses objectifs sont la lutte contre les mauvaises herbes, la réduction du ruissellement et de l'érosion, le maintien de l'humidité et de l'activité biologique dans les terres de culture.

Cependant, le mulching, attire les limaces et crée des conditions idéales pour le développement de certains ennemis des cultures comme les insectes et les champignons. Les principaux matériaux utilisables sont la paille, les feuilles sèches, l'herbe coupe, les rafles de raisins et les écorces broyés des résineux ou encore le compost et les poudres de certaines roches.Haut de page - Magasin bio en ligne

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