Techniques de lutte biologique contre les pucerons

puceronsParmi les plantes sensibles aux attaques des pucerons, on peut citer les fruits et légumes du potager (fèves, tomates et haricots), les arbustes et les arbres fruitiers, les graminées, de très nombreuses fleurs dont celles appartenant à la famille botanique des Composées comme les rosiers.

Le puceron est un insecte de l'ordre des Homoptères. Il peut être vert, noir, marron ou jaune dont certains, les lanigères, sont recouverts d'une substance blanche.

On rencontre dans la nature plusieurs genres et espèces de pucerons. Les plus connus sont les Myzus spp. (pucerons des arbres fruitiers) et les Aphis spp. (pucerons des fruits et légumes).

Crédit photo © olibac - flickr.com - Macrosiphum rosae L. Aphis rosae (Pucerons verts du rosier)

SOMMAIRE

I. Dégâts occasionnés par les pucerons


Les pucerons sont de redoutables ravageurs. Ils vivent en colonies et se reproduisent très vite. On dénombre entre trois et sept générations par an pour certaines espèces, et plusieurs dizaines pour d'autres.

Les pucerons s'attaquent aux feuilles et aux bourgeons des végétaux. Ils sucent leur sève et peuvent transmettre des virus responsables du développement de plusieurs maladies.

En règle générale, des feuilles qui s'enroulent sont souvent présentées comme étant l'un des premiers symptômes visuels observés lors d'une attaque des pucerons. Il s'en suit immédiatement le développement d'une matière poisseuse (miellat) sur la surface des feuilles et des tiges de la plante.

Lorsque les pucerons sont présents en grand nombre sur un végétal, celui-ci peut être très affaibli.

Les attaques de pucerons peuvent notamment occasionner l'apparition de la fumagine (un champignon qui se développe sur le miellat sucré qu'ils sécrètent).

La fumagine continue de recouvrir la surface des feuilles. Elle se transforme en une mince couche noire et brune qui empêche les rayons solaires et freine le processus de la photosynthèse. Les organes attaqués finissent par prendre une couleur jaune et mourir.haut page magasin bio ligne

II. Et les fourmis dans toute cette histoire?


Les fourmis que l'on voit souvent s'agiter autour des pucerons, sont en effet des vrais soldats protecteurs. Elles sont là, d'une part, pour récolter cette matière sucrée et bien nourrissante (le miellat), et d'autre part, pour repousser les éventuels prédateurs des pucerons. Une parfaite complicité symbiotique: Je produis et tu me protège ou plutôt, tu me protège car je te nourris.haut page magasin bio ligne

III. Lutte biologique préventive contre les pucerons


Bandes de glu:

Ces bandes sont généralement employées pour les arbres fruitiers. Elles empêchent les insectes de grimper dans les arbres. Le principe est simple, on pose la bande autour du tronc (dès l'automne jusqu'au printemps) et les pucerons ainsi que les fourmis n'arrivent plus à atteindre les organes végétaux sensibles (feuilles et bourgeons).

Renforcer l'immunité de la plante:

Cette mesure est valable à tous les coups. Plus la plante est en bonne santé, mieux elle se comportera devant les attaques répétées de ses ennemis. Il est par conséquent très important de veiller sur les équilibres nutritionnels de nos cultures (fumure moyennement azotée, engrais équilibré...). Cette pratique permet de renforcer les défenses immunitaires des végétaux.

Purin de prêle des champs:

La décoction de prêle des champs est riche en silice. On peut la pulvériser sur le feuillage des plantes afin de renforcer leur tissu. On peut également saupoudrer le feuilles avec de la poudre de roche micronisée.haut page magasin bio ligne

IV. Lutte biologique curative contre les pucerons


Savon noir:

Le savon noir est préparé en solution et pulvérisé sur les végétaux afin de lutter contre les attaques des pucerons. Il est notamment possible de mélanger le savon noir avec certains purins végétaux et naturels.

Pour préparer la solution, il faut diluer 250 gr de savon noir dans 10 litres d'eau (de préférence tiède afin de faciliter la dilution du savon noir).

Purins végétaux:

Pour combattre naturellement les pucerons, on peut également utiliser le purin d'ortie, de fougère, d'absinthe, de sureau ou de consoude.

Associations de plantes:

Avant chaque saison, établir un plan de culture est une étape primordiale pour réussir les plantations. On est souvent amené à creuser les méninges afin de produire un plan parcellaire (schéma des parcelles) qui respecte la rotation culturale, les diverses associations de végétaux et bien sûr nos désirs et nos envies. Mais généralement, des mesures simples nous permettent facilement de résoudre cette équation.

En ce sens, pour lutter contre les pucerons dans votre potager biologique, les plantes aromatiques demeurent nos meilleurs alliés. Les plantations d'aneth repoussent les pucerons noirs, la lavande toujours aux côtés des rosiers, la tanaisie contre les fourmis et la capucine attire les pucerons.haut page magasin bio ligne

V. Les auxiliaires des pucerons


Coccinelle:

Parmi les nombreux ennemis naturels des pucerons, on peut citer les coccinelles et leurs larves et les larves de chrysopes. On peut facilement les cueillir dans la nature ou dans d'autres jardins biologiques et les déplacer sur les plantes envahies. Il est également possible de se procurer ces auxiliaires par correspondance.

La coccinelle, Adalia bipunctata, et ses larves sont très friandes des pucerons. Elles peuvent en dévorer jusqu'à 100 individus par jour.

Punaise Macrolophus caliginosus:

Le pemphrédon est un hyménoptère de 11 à 20 mm de long. La femelle de cette merveilleuse punaise chasse les pucerons afin d'y pondre ses œufs. Elle peut en attraper jusqu'à 2000 individus.

Il est parfois possible d'attirer la punaise, Macrolophus caliginosus. Pour ce fait, installez dans votre jardin des fagots de tiges creuses de 30 à 50 cm de hauteur. Elle utilisera cette installation de fortune afin d'y placer ses proies.haut page magasin bio ligne

Références bibliographiques de la boutique bio en ligne