Les parasitoïdes des aleurodes: Macrolophus caliginosus Wagner

Macrolophus caliginosus est une punaise prédatrice naturelle de la mouche blanche, Bemisia tabaci et Trialeurodes vaporariorum. Elle permet, en effet, de lutter efficacement et d'une manière biologique et écologique contre ces redoutables aleurodes. Cette punaise prédatrice est également friande des acariens rouges, des œufs de noctuelles et des pucerons.

SOMMAIRE

I. Description de Macrolophus caliginosus


Ordre: Hétéroptères - Famille entomologique: Miridae.

Macrolophus caliginosus est un insecte qui appartient à l'ordre des Hétéroptères. C'est une punaise verte claire qui mesure 2,9 mm à 3,6 mm. Son corps est de forme allongée et ses yeux sont rouges. Elle est menue de longues pattes, ainsi que des antennes, et se déplace très vite sur les feuilles.

La femelle de Macrolophus caliginosus est un peu plus grande que le mâle. Son abdomen est plus gras terminé par un ovipositeur.Haut de page - Magasin bio en ligne

II. Biologie de Macrolophus caliginosus


Trois jours après accouplement, Macrolophus caliginosus pond en fonction de la température entre 100 et 250 œufs durant toute sa vie. Sa fécondité serait plus élevée en se nourrissant sur les œufs d'aleurodes que sur celles des acariens ou des pucerons. Après 11 jours d'incubation (25°C), l'œuf éclot et donne naissance à une jeune larve jaune-vert qui évoluera en 5 stades larvaires dont le plus âgé est vert clair.

La durée du développement est d'environ 19 jours à 25°C et 110 jours à 15°C. Toutefois, une température de 10°C arrête totalement le développement de l'insecte, alors que celle de 40°C lui serait létale.

Au terme de son développement, la larve du 5ème stade donnera naissance à un adulte vert clair dont la longévité varie selon la température de 40 jours (25°C) à 110 jours (15°C). Les mâles vivent plus longtemps que les femelles.Haut de page - Magasin bio en ligne

III. Plantes et insectes hôtes de Macrolophus caliginosus


Macrolophus caliginosus est particulièrement associé à l'entomophone des Solanacées, notamment cultivées, comme la tomate et l'aubergine. Sa voracité ainsi que son seuil d'activité relativement bas (10°C) en font un auxiliaire complémentaire ou de substitution d'Encarsia formosa.

Il attaque les différents stades des mouches blanches, les œufs des Lépidoptères et ceux des acariens. Occasionnellement, il peut se nourrir sur les mineuses et les pucerons mais ces derniers ne sont pas ses hôtes préférés.Haut de page - Magasin bio en ligne

IV. Application de Macrolophus caliginosus


Macrolophus caliginosus est un excellent auxiliaire. Il a par contre besoin d'un peu de temps afin qu'il puisse s'installer confortablement et durablement dans votre jardin biologique. Il est donc nécessaire de le lâcher avant totale invasion de vos plantes. En revanche, une fois que la punaise prédatrice est bien trouvée sa demeure, elle dévorera les parasites à raison de 40 à 50 œufs d'aleurodes par jour. Elle peut aussi se nourrir des larves et les pupes de l'aleurode.

En pratique la quantité à utiliser de la punaise prédatrice de la mouche blanche dépend essentiellement de la pression du ravageur. Au sud de la France par exemple, il est conseillé de lâcher 3 à 4 individus/m² au début de la culture de tomate, ensuite après la première semaine d'installation du prédateur, il est recommandé de compléter par des lâchers de 16 à 20 individus d'Encarsia formosa/m².

Aux USA, on note que 3 lâchers de la punaise (1 individu/m²) à 2 semaines d'intervalle permettent d'assurer un contrôle biologique suffisant de Trialeurodes vaporariorum sur tomate. Si la densité atteint des niveaux économiquement nuisibles, il est suggéré d'augmenter la dose à 2 individus/m².Haut de page - Magasin bio en ligne

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