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Infusion


Une infusion consiste à amener l'eau à ébullition puis la verser sur votre herbe ou bien à disposer la plante dans l'eau bouillante après avoir arrêté le feu.

tasse infufionCouvrir (avec une soucoupe par exemple, afin d'éviter que les substances volatiles contenues dans la plante s'évaporent durant l'infusion) et laisser les plantes en contact avec l'eau bouillante pendant une durée bien déterminée, qui peut varier de 3 à 10 mn. Cela permettra de ramollir les tissus de votre plante séchée et, ainsi, libérer et diffuser ses principes actifs. L'ensemble est filtré pour donner l'infusé.

L'infusion concerne essentiellement les parties tendres et délicates des plantes: les fleurs, les feuilles et les sommités fleuries.

Décoction


Cette technique est réalisée en trempant la plante dans l'eau froide. Il faut amenez le mélange (eau et partie de la plante) à ébullition à feu doux et laisser bouillir une dizaine de minutes. On filtre ensuite le liquide obtenu (le décocté).

La décoction est utilisée pour les parties dures, compactes ou ligneuses des plantes: bois, tige, fruit, écorces, aubier, racines, graines. Ces organes végétatifs ne délivrent leurs principes actifs que sous l'action prolongée de la chaleur (ébullition maintenue pendant quelques minutes).

Macération


Afin de réaliser une excellente macération, il est souhaitable d'hacher, de découper ou de moudre les plantes destinées à cet effet. On note également que les herbes aromatiques séchées se prêtent mieux à la macération que les végétaux frais.

La macération dans l'eau:

Cette macération consiste à tremper la plante dans l'eau froide pendant plusieurs heures (moins de 10 heures car, au-delà, il y a risque de fermentation). Après filtration, vous pouvez légèrement tiédir la boisson (à moins de 40 °C).

maceration tanaisieCe procédé est généralement utilisé pour les plantes dont les composés actifs craignent la chaleur comme la vitamine C ou le mucilages (exemple du cynorhodon ou des feuilles de mauve).

Crédit photo © solylunafamilia - flickr.com - Macération de tanaisie (Tanacetum vulgare)

La macération dans l'huile végétale:

La macération des plantes (de préférence séchées) dans l'huile végétale (on utilise le plus souvent l'huile d'olive vierge extra, l'huile d'amande douce ou l'huile de raisin) est également une technique très efficace afin d'exploiter leurs propriétés médicinales et aromatiques. La méthode consiste à exposer des récipients (bouteilles en verre propre, dotée d'un bouchon étanche en liège ou qui se visse bien) d'huiles aux herbes à la lumière du soleil (endroit sec et ensoleillé) durant quelques semaines (jusqu'à 3). Les plantes macérées doivent être entièrement couvertes par l'huile afin d'éviter le développement et l'apparition des moisissures. Il est recommandé de secouer régulièrement la préparation afin de favoriser la libération et la dispersion des composants biochimiques de la plante dans l'huile. Parfois, on est amené à tapoter doucement le récipient sur une surface dure pour faire remonter à la surface d'éventuelles bulles d'air prisonnières dans les plantes. Il est aussi souhaitable de ne pas rincer les plantes avant de les faire macérer.

Parmi les plantes se prêtant à ce type de macération, on cite: la camomille, la consoude, le pissenlit, les graines de fenouil, le géranium odorant, la lavande, la mélisse officinale, le calendula, la marjolaine, la menthe poivrée, le romarin, la sauge, le thym et l'achillée mille-feuille.

Lorsque les végétaux ont suffisamment macérés, l'huile est filtrée à l'aide d'une étamine ou d'une double épaisseur de papier absorbant. Les plantés macérées sont pressées, en utilisant le dos d'une cuillère en bois ou tout simplement avec les doigts, afin d'en extraire tous les principes actifs. Sauf exception, la conservation de ces huiles dure généralement entre 6 et 12 mois.

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