Remèdes et règles de vie contre les apnée du sommeil

Quel que soit le traitement proposé, l'alimentation doit être contrôlée et le tabagisme arrêté. Il faut pratiquer régulièrement une activité physique et rechercher des horaires de sommeil réguliers.

Le syndrome d'apnées du sommeil survient le plus souvent (mais pas exclusivement) chez des ronfleurs en surcharge pondérale que l'hygiène alimentaire doit s'attacher à diminuer, le cas échéant. Le tabagisme doit, dans la mesure du possible, être arrêté.

Comment vivre avec ?


L'hygiène du sommeil:

Elle est importante. Il faut arriver à des heures de coucher pas trop tardives (22-23 h) pour un lever aux alentours de 7 h de façon à préserver 8 à 9 heures de sommeil. Nous n'avons cependant pas tous les mêmes besoins: il existe de petits dormeurs qui se satisfont de 4 à 5 heures de sommeil par nuit et au contraire de grands dormeurs pour lesquels un minimum de 9 ou 10 heures est nécessaire ! Si cela est possible, une sieste est souvent salutaire. Bien entendu, il faut tenir compte des impératifs professionnels, familiaux et sociaux. Les personnes en travail posté (3 x 8) ont souvent beaucoup plus de difficultés à préserver un temps de sommeil satisfaisant.

Les prises médicamenteuses:

En particulier la prise de somnifères doit être évitée car elle peut majorer le nombre d'apnées.

L'âge:

Il doit être pris en compte. Le temps de sommeil diminue physiologiquement avec l'âge. Un quart des plus de 50 ans disent mal dormir. Les pathologies associées, comme celles de la prostate chez l'homme, imposent des mictions nocturnes et entraînent plusieurs réveils avec des périodes plus ou moins longues de ré-endormissement.

Les syndromes dépressifs:

Ils sont parfois associés au syndrome d'apnées du sommeil, aggravent la dégradation du sommeil et la somnolence diurne excessive. Cette dernière doit être prise en compte.

Le traitement d'une maladie associée ou d'une cause locale d'obstruction des voies aériennes supérieures doit bien sûr être pris en compte.

Quel traitement ?


Le traitement standard d'un syndrome d'apnées du sommeil sévère est l'application nocturne d'une pression positive continue (PPC) par l'intermédiaire d'un masque relié à un générateur de pression d'air. Il existe d'autres traitements dans certaines indications seulement.

Lorsque le syndrome d'apnées du sommeil a été diagnostiqué et si la somnolence diurne et l'indice d'apnées/hypopnées sont suffisamment importants, il faut démarrer un traitement. Le traitement habituellement proposé et validé est l'application par l'intermédiaire d'un masque nasal, d'une pression positive continue fournie par un générateur de pression (PPC pour pression positive continue ou Cpap en anglais pour continuous positive airways pressure). La pression efficace doit être déterminée individuellement lors d'une seconde nuit d'enregistrement. Il faut déterminer la pression suffisante pour faire disparaître les ronflements, les apnées, et les désaturations en oxygène.

La disparition des apnées restaure le sommeil:

La disparition des apnées, en supprimant les micro-éveils, restaure un sommeil de meilleure qualité avec réapparition des phases de sommeil profond. Il s'ensuit une diminution, voire une disparition, de la somnolence diurne excessive. De très nombreuses études ont prouvé l'efficacité de ce traitement tant en terme de contrôle des signes cliniques que de courbes de survie et un rapport de l'Agence nationale d'accréditation et d'évaluation scientifique (Anaes) confirme la nécessité d'utiliser la PPC dans le traitement du SAS.

À chacun sa pression:

Parfois le niveau de pression varie chez un même individu d'une nuit à l'autre et même à l'intérieur d'une même nuit. On peut être amené à proposer une ventilation à deux niveaux de pression qui permet un meilleur contrôle des événements respiratoires nocturnes et un meilleur confort avec par conséquent une tolérance au traitement accrue. Enfin dans certains cas plus rares, lorsque les chutes d'oxygène sont très importantes ou lorsqu'il existe une maladie pulmonaire associée (comme une bronchite chronique obstructive, un emphysème ou une insuffisance respiratoire chronique), on peut être contraint d'ajouter à la pression positive une oxygénothérapie nocturne supplémentaire.

Le choix de l'appareil et de l'interface (masque nasal, embouts narinaires...) est purement individuel et doit obligatoirement, tout comme le niveau de pression, être adapté en fonction des individus. Cet appareillage est fourni par des prestataires de services libéraux ou associatifs. La prise en charge est assurée par la sécurité sociale, tout comme les autres prestations, avec un complément par la mutuelle. Le diagnostic de syndrome d'apnée du sommeil n'ouvre pas droit au 100 %.

L'intervention chirurgicale:

Elle peut parfois être indiquée. Il peut s'agir d'une chirurgie nasale lorsqu'il existe un obstacle à la respiration nasale qui peut, d'une part, aggraver les ronflements nocturnes et imposer une respiration nocturne buccale, et, d'autre part, gêner le traitement par pression positive continue. La présence de grosses amygdales peut conduire à une ablation des amygdales. Lorsque le nombre d'apnées n'est pas trop important (index apnées/hypopnées inférieur à 30), on peut dans certains cas proposer une intervention sur le voile du palais, le pharynx et la luette que l'on appelle uvulo-palato-pharyngoplastie (UVPP). Cette intervention permet dans certaines séries bien contrôlées d'obtenir jusqu'à 50 % de réussite (diminution d'au moins 50 % du nombre d'apnées). S'il existe une anomalie de positionnement de la mâchoire inférieure par rapport au maxillaire supérieur, une chirurgie maxillaire ou bi-maxillaire peut augmenter l'espace situé en arrière de la base de la langue et améliorer l'indice d'apnées. Ces interventions sont cependant délicates et les taux de réussite ne dépassent pas 30 %. Dans tous les cas, le suivi sera régulier, certaines interventions combinant plusieurs techniques en deux temps opératoires.

Le laser:

C'est une technique qui peut être utilisée chez le ronfleur simple sans apnées, pour diminuer l'excès de tissus responsable du ronflement. L'avantage de la technique est qu'elle peut être réalisée sous anesthésie locale. Un geste au laser peut également être réalisé au niveau du nez ou des amygdales. Si une séance ne suffit pas, d'autres peuvent être réalisées. Cette technique a peu d'intérêt dans les syndromes d'apnées du sommeil sévères.

Les prothèses d'avancement mandibulaire:

Elles se placent la nuit pour luxer en avant la mâchoire inférieure dans le but d'élargir l'espace pharyngé. Il en existe plusieurs types qui sont en cours d'évaluation. Cette technique n'est pas encore vraiment validée et n'est pas prise en charge par la sécurité sociale.

Malheureusement, il n'existe à l'heure actuelle aucun traitement médicamenteux efficace.

Références bibliographiques de la boutique bio en ligne

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