Les profils à risques du SAS

Tout le monde ne fait pas des apnées ! La surcharge pondérale, le tabagisme, le fait d'être un homme, les ronflements... sont des facteurs de risque indiscutables. Le syndrome d'apnées du sommeil (SAS) apparaît souvent dans un contexte particulier et l'on observe un certain nombre de facteurs de risque.

Quels risques ?


L'aspect et le mode de vie:

L'obésité, un cou large et court, le fait d'être un homme, la sédentarité sont des facteurs de risque de SAS. Après la ménopause, le SAS devient aussi fréquent chez la femme que chez l'homme. On a cru à un rôle protecteur de certaines hormones et en particulier de la progestérone sécrétée durant la vie génitale de la femme. Il s'agit en outre d'une hormone stimulant les centres respiratoires. Un essai de traitement du SAS par l'acétate de progestérone ne s'est malheureusement pas révélé efficace.

Les anomalies faciales ou ORL:

La position du maxillaire inférieure en retrait par rapport au maxillaire supérieur (rétrognathie) diminue l'espace anatomique en arrière de la base de la langue et favorise la survenue d'apnées. Il s'agit d'une des rares indications de chirurgie qui généralement permet de guérir le SAS. L'obstruction nasale chronique (polype, gros cornet, déviation de cloison...) empêche la respiration nasale et favorise les ronflements et les apnées. Enfin certains cas de grosses amygdales, surtout chez l'enfant, ou de tumeur de la sphère ORL, représentent des causes rares mais classiques de SAS. Un bilan ORL est de toute façon indispensable pour tout patient porteur de syndrome d'apnées du sommeil.

Les maladies endocriniennes:

L'acromégalie ou l'hypothyroïdie s'accompagnent d'une hypertrophie des tissus muqueux en particulier au niveau des voies aériennes supérieures. Un SAS est fréquemment associé à ces maladies dont le traitement ne suffit pas toujours à faire disparaître les apnées.

Quels facteurs aggravants ?


Le manque de sommeil, un repas copieux et arrosé, certains médicaments... peuvent aggraver le nombre et la durée des apnées.

Le manque de sommeil induit une dette de sommeil, que la diminution du sommeil soit volontaire ou imposée par le rythme de travail, les contraintes scolaires ou sociales par exemple. On note tous le besoin de récupérer après une semaine de travail ayant amputé quelques heures de notre sommeil quotidien. De même en début de vacances, la rupture du rythme habituel s'accompagne souvent d'une période de récupération avec augmentation du temps de sommeil.

Dans le syndrome d'apnées du sommeil, cette restriction de sommeil augment la somnolence diurne et par un phénomène rebond peut augmenter le nombre et la durée des apnées la nuit suivante.

La position est également un élément important, certaines apnées survenant exclusivement couché sur le dos. Des techniques simples, comme coudre une balle de golf ou de tennis dans le dos de la veste de pyjama, empêche de rester sur le dos et oblige le patient à dormir sur le côté, ce qui parfois suffit, dans les cas légers, à faire disparaître les apnées.

L'alcool a un effet à la fois stimulant et sédatif selon les doses. Un repas copieux le soir, un peu trop arrosé aggrave incontestablement le syndrome d'apnées du sommeil.

Une des plaintes principales du SAS étant la somnolence avec la sensation de mal dormir, les prescriptions de somnifères ne sont pas rares. L'idée est que, la somnolence étant due à un mauvais sommeil, en restituant artificiellement par une prescription médicamenteuse un meilleur sommeil, on pourra atténuer la sensation de somnolence. Malheureusement, la grande majorité des médicaments prescrits ont au contraire un effet aggravant du nombre d'apnées et parfois de leur durée. Il s'ensuit une aggravation du SAS et une majoration paradoxale de la somnolence. Il faut donc éviter la consommation d'hypnotique en cas de syndrome d'apnées du sommeil.

Inversement certains stimulants, surtout s'ils sont pris tardivement dans la journée, peuvent induire une insomnie qui aggrave la somnolence en augmentant les éveils intra-sommeil et en majorant les apnées durant les phases de sommeil.

Le tabagisme est un facteur favorisant les ronflements en facilitant le relâchement du voile du palais.

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